Etre élu demain, pour agir juste après: il faut voter François Hollande

Je vais voter François Hollande dès le premier tour des élections présidentielles.
Cela va sans le dire : je suis militant socialiste depuis 15 ans, fier d’un parti qui sait se donner les moyens de changer la vie quand il arrive au pouvoir. Voter pour un autre parti, pour un autre collectif, pour une autre aventure humaine que celle que je mène avec mes camarades n’est pas pour moi une option possible. Je ne vais pas réécrire avec d’autres mots son programme, tout est disponible sur son site.
On peut dire ce que l’on veut sur la campagne de François Hollande, de son choix de la « normalité » ou de son calme face à l’échéance. Mais l’objectif est de faire triompher l’alternance plus que de se payer de mots qui nous font plaisir. Surtout quand certains états-majors qui s’y adonnent annoncent déjà ne vouloir participer à rien, à aucun redressement national, par la suite: plutôt tout laisser que de gouverner avec le PS. A quoi bon donc perdre du temps et son bulletin en votant pour eux si finalement leur objectif n’est pas de travailler pour améliorer la situation d’un peuple qui sortira épuisé d’un seul quinquennat de Sarkozy ?
Car cette dimension concrète, d’un projet à réaliser dans les faits, d’un après-élection est capitale. Et c’est aussi pour cela que j’appelle à voter pour lui. En tant que militant mais aussi en tant qu’élu local chargé de dossiers importants pour la cohésion sociale : le logement et les affaires sociales. Car depuis que Sarkozy est élu, les désengagements financiers de l’Etat sont multiples et sont visibles partout, à Paris et même dans le 3e.
Moi, j’ai envie d’un président qui voudra mettre « le paquet » sur la question du logement. Car je vois régulièrement des immeubles ou des parties d’immeuble vides être vendus. A chaque fois, nous tentons d’acheter, nous négocions, nous préemptons. Cela marche, puisque nous avons 12 chantiers en cours dans le 3e, cela grâce à la volonté de Bertrand Delanoë et de notre mairie. Mais trop souvent à mon goût, nous sommes coincés. A cause du prix de vente de plus en plus ahurissant qui est incompatible avec le financement du logement social : un bailleur social ne réussira pas à équilibrer financièrement son opération. A cause du prix de vente, donc, mais surtout à cause de la baisse des financements accordés par l’état. Ce désengagement nous éloigne encore plus du prix du marché et rend notre tâche encore plus compliquée. Je me bats encore actuellement avec un institutionnel pour qu’il vende à un bailleur social 200 m2 qu’il a vides dans le 3e pour faire quelques logements sociaux supplémentaires. Il en demande 6 000 euros/m2, ce qui est très bas pour l’arrondissement. Et bien, je ne peux lui en proposer que 3 000 euros, et je risque de me voir opposer un refus… Si l’Etat mettait un peu plus, nous aurions pu sans problème faire cette opération et renforcer la mixité sociale du 3e.  
Même exemple avec l’hébergement. Je vous ai parlé depuis longtemps de notre projet de résidence sociale au 16, rue de Beauce avec l’association FIT Une Femme, Un Toit, pour permettre de continuer à héberger leurs résidentes qui tomberaient enceinte. Même désengagement de l’Etat : « nous ne financerons pas plus de places d’hébergement que l’année dernière ». Du coup, nous devons réorienter notre projet et le réaliser sans l’association, qui est un partenaire efficace de la Mairie du 3e. Et ce alors, même que le besoin d’hébergement pour jeunes mères victimes de violence est très important !
Dernier exemple au sujet d’une association qui me tient à cœur, qui a eu son premier siège en 2008 dans le 3e et dont je suis l’un des parrains, les « Petits Bonheurs ». Ces bénévoles font de l’accompagnement de personnes séropositives en phase d’exclusion. De l’accompagnement, tout simplement. Ni social, ni psychologique, ni économique, juste humain puisqu’il s’agit de remobiliser ces personnes autour de leur quotidien en montant avec eux de petits projets. L’Agence Régionale de la Santé pour l’Ile de France vient d’annoncer la baisse de deux tiers de sa subvention annuelle, qui était l’une des plus importantes. Malheureusement, concernant la prise en charge du VIH, ce n’est pas la seule économique inique que l’Etat a décidé de faire.
Oui, il faut faire des économies, oui il faut assainir nos finances publiques et ce pour les générations futures et pour la pérennité de l’action publique. Mais il faut surtout faire des choix. Savoir où mettre son curseur et savoir qui doit supporter la solidarité nationale. Avec le président sortant, on le sait, ce sont les plus modestes et les classes moyennes qui doivent encaisser.
Moi, ce que je veux demain, c’est un président qui fasse de la solidarité, sa priorité et de son financement, un objectif. Et ce que je souhaite surtout, c’est que l’intégralité de cette alternance soit tournée vers ce but. Car dès demain, dès le lendemain de l’élection présidentielle et l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, nous ne devrons pas avoir la tête à autre chose qu’à commencer à redresser notre société.
Nous avons besoin du maximum de suffrages car aujourd’hui, c’est au changement et uniquement au changement qu’il faut dire oui. Et je crois que seul François Hollande a su tracer un chemin cohérent, sans courir les uns les autres, rappelant son projet et agrégeant à sa dynamique tout ce qui s’est passé ses derniers mois, un chemin qui nous mènera le 6 mai à la victoire. On nous parle de sondages prometteurs, je veux surtout que nous soyons tous au rendez-vous pour, dès le premier tour, tuer le match et partir le 23 avril avec une vraie longueur d’avance pour gagner deux semaines après.
Car plus que jamais, pour celles et ceux qui souffrent des désengagements constants d’un état qui ne protège plus, le changement, c’est maintenant.

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