Agression homophobe dans le 3ème à Paris

gay


Communiqué de Presse du Centre Gay et Lesbien

Trois hommes gays âgés de 27 à 46 ans, un journaliste Genevois en mission à Paris et deux de ses amis parisiens, ont été victimes d’une violente agression physique à caractère homophobe, alors qu’ils se promenaient lundi 20 avril à 23h50, dans le 3è arrondissement de Paris.

L’agression s’est produite devant la Mairie du 3è arrondissement. Le groupe d’agresseurs était composé de 15 individus, âgés entre approximativement 17 et 21 ans. Après avoir traité les trois hommes de sales pédés, ils les ont encerclés puis leur ont porté des coups de poings et de pieds.

Selon le témoignage des victimes passées ce jour au Centre LGBT Paris IdF, les agresseurs étaient particulièrement haineux et seule l’intervention d’une patrouille de policiers du commissariat du 3è leur a permis de s’en sortir sans plus de dommages que des hématomes et arcades sourcilières fendues.

Les agresseurs avant de se disperser ont proféré des menaces en interdisant à leurs victimes de remettre les pieds dans le quartier.

Lorsqu’ils ont porté plainte ce matin, les policiers du 3è leur ont confirmé que la bande était habituée des lieux.

Les trois amis tiennent à souligner l’efficacité et l’empathie des policiers du 3è arrondissement qui les ont pris en charge en les conduisant à l’Hôtel Dieu, mais ils ont demandé une audience au Maire du 3è pour aborder la question de la sécurité des personnes homosexuelles dans le quartier.

Le Centre LGBT Paris IdF, implanté dans le 3è arrondissement, se félicite des bonnes relations entretenues avec la mairie et le commissariat du 3ème, cependant, ce n’est pas le premier témoignage d’agression à caractère homophobe dont il a connaissance, souvent le fait de bandes formés de jeunes très violents. Le Marais, dans le 4è a également été récemment le lieu d’agressions d’homosexuels.

Aussi, nous semble t’il nécessaire de demander aux autorités, d’exercer une vigilance particulière et de prendre des mesures spécifiquement adaptées à ce type de délinquance homophobe qui peut se produire à l’encontre de personnes LGBT, également des femmes, dans ces arrondissements qui ne sont pourtant pas considérés comme des quartiers sensibles, mais des lieux de sorties, en particulier mais pas seulement, des personnes LGBT.

Vu dans le Parisien:

Trois homosexuels agressés

IIIe. Trois gays, âgés de 27 à 46 ans , ont été agressés lundi soir à 23H50 devant la Mairie du IIIe alors qu’ils se promenaient. Selon le Centre Lesbien, gay, bi et trans (LGBT) de Paris, qui a recueilli des témoignages , les victimes – un journaliste genevois en mission et ses deux amis parisiens – ont été traités de « sales pédés » par un groupe d’une quinzaine de jeunes hommes , avant d’être encerclées et frappées. Une patrouille de police est intervenue, et les trois promeneurs qui souffrent d’hématomes et de blessures aux arcades sourcilières , ont été conduits à l’Hôtel Dieu (IVe). L’un deux a été brièvement hospitalisé. « Il s’agit d’une agression homophobe. Nous allons renforcer nos actions de prévention » assure Gauthier Caron-Thibault, adjoint au maire du IIIe en charge des affaires sociales. Pierre Aidenbaum, le maire du IIIe, recevra aujourd’hui la victime hospitalisée. Une enquête est en cours.

Julien Solonel


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Commentaires

  • Cette bande fait la loi dans le quartier et la marie laisse faire. Cela devait arriver on a vu monter la tension de jour en jour depuis qu’il fait beau. Les personnes agés ne sortent plus la nuit tombé et les velib et voitures cassés gratuitement se multiplient. Tout cela se passe devant la marie.Sans présence policiere accrue les commercants et riverains vont engager eux mêmes des vigils pour assurer la securité.

    Anonymous 24 avril 2009 16 h 42 min Répondre
  • Comme vous y allez… « cette bande fait la loi ». Le 3ème n’est quand même pas encore le pire quartier des banlieues les plus chaudes que nous connaissons… Attention, à ne pas attiser un sentiment d’insécurité qui aurait pour conséquence néfaste d’inciter à prendre des mesures liberticides. En matière de lutte contre l’insécurité, rien ne vaut l’attitude rationnelle. Dans notre arrondissement, il y a effectivement un retour de groupes de jeunes par ci par là, place Bernard Lazare, passage du Pont aux Biches, croisement Volta/Au Maire. Rien ne sert de le nier. La Mairie du 3ème ardt, qui, selon vous, « ne fait rien », a cependant rencontré en urgence Arc 75, l’association qui gère le club de prévention local et qui s’occupe d’une centaine de jeunes. Elle va rencontrer SOS Homophobie pour former les acteurs locaux à la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Et elle a même décidé de convoquer très prochainement son Conseil Local de Sécurité, initialement prévu en juin, et qui réunit Arc 75, les forces de l’ordre, les services sociaux et les chef s d’établissement scolaire et ce afin de trouver des solutions adaptées au traitement d’une délinquance locale qui a fortement évolué ces derniers mois. Je vous rappelle aussi que nous ne sommes qu’une Mairie d’arrondissement, que nous n’avons pas de pouvoir de police, mais plutôt de coordinateur. A ce titre, nous nous sommes tournés vers le Commissariat du 3ème ardt, remarquable par son accueil des victimes, pour leur demander d’accentuer leur passage de nuit devant la Mairie du 3ème. Mais eux aussi vivent l’incurie de notre gouvernement qui déplument les commissariats locaux et qui refusent de relancer les polices de proximité, qui elles seules sont à mêmes de pouvoir tisser un lien de confiance avec la population et contribuer à faire œuvre de prévention de la délinquance des plus jeunes.

    Gauthier Caron-Thibault 25 avril 2009 13 h 09 min Répondre
  • « les policiers du 3è leur ont confirmé que la bande était habituée des lieux » ? Euh… pourquoi ne pas les arrêter alors ? Coups et blessures, insultes homophobes, menaces etc., il y a de quoi faire, non ?

    Anonymous 25 avril 2009 19 h 55 min Répondre
  • Pourquoi ne pas les arrêter? Car selon vous on devrait pouvoir arrêter aussi facilement des gens, sans même s’être posé la question de leur culpabilité et sur la simple assertion « cette bande est habituée des lieux »? Pour moi, et j’espère pour les juges, c’est un peu léger comme argumentation. Les personnes coupables devront bien sûr être arrêtées et condamnées mais sur la base de preuve et de reconnaissance par les victimes, si cela ne vous gêne pas.

    Gauthier Caron-Thibault 26 avril 2009 11 h 49 min Répondre
  • Je voulais dire par là, la police semble avoir des suspects, et, d’après l’article, la réaction semblait un peu être, « mais on ne peut rien contre eux ». Ils ont apparemment agi à visage découvert, si ce sont des habitués des lieux, ça ne devrait pas être trop difficile de les coincer.

    Anonymous 27 avril 2009 19 h 51 min Répondre
  • La police n’a pour l’instant pas de suspect, du moins pas à ce que nous sachons. Ceci n’est pas anormal, quand vous vous baladez, vous n’enregistrez pas tous les visages que vous voyez. L’agression s’étant passée par surprise, il n’est pas anormal que les victimes ne soient pas à même de reconnaître facilement leurs agresseurs… Et encore une fois, même si ce sont des habitués des lieux, sans reconnaissance formelle et sans preuve de la culpabilité, condamner quelqu’un serait un manquement aux principes premiers de la justice! Donc laissons la police faire son travail…

    Gauthier Caron-Thibault 29 avril 2009 9 h 14 min Répondre
  • Ah les joies de la mixité sociale……on leur loue gracieusement des logements sociaux en plein centre de Paris pour favoriser leur intégration et voila le résultat, ça squatte les halls d’immeuble, ça deal, ça fait des courses de scooter dans nos rues, ça tapage toute la nuit….Et pour couronner le tout ça finit par tabasser d’innocents homosexuels.
    Facile de relativiser la dégradation du quartier quand on est un homme, hétérosexuel, et pourvu de bons sentiments gauchistes.
    Et oui en effet les habitants du quartier ont plus que l’impression que les autorités s’en contrefichent puisque rien n’est fait pour empêcher les nuisances dont nous sommes tous victimes. Un exemple très simple, la laverie de la rue Montgolfier, transformée tous les soirs en fumoir et lieu de deal par les « jeunes » désœuvrés de notre bien aimé arrondissement. Je pensais que fumer et dealer dans un lieu public était interdit, mais il faut croire que non, à voir comment les choses se passent ici.
    Facile, facile de crier à la paranoïa du « sentiment d’insécurité », mais mettez-vous 2 minutes à la place d’une jeune femme qui rentre seule chez elle le soir et qui doit affronter les remarques désobligeantes et agressives d’une horde de racailles machistes. De quoi se sentir particulièrement mal à l’aise, vous pouvez me croire.
    Car nous les femmes sommes des cibles au même titre que les homosexuels, mais bien entendu il faudra attendre un viol ou une agression violente pour qu’ENFIN les autorités compétentes du quartier amorcent un début de réflexion sur le sujet de l’insécurité grandissante dans nos rues.

    Anonymous 3 mai 2009 13 h 54 min Répondre
  • Cher Anonyme,
    Tout d abord, excusez le temps mis a vous repondre et les possibles fautes de frappe mais j avoue vous ecrire de New York, en vacances et surtout d un clavier americain.
    Juste et avant tout, vous parlez de mixite sociale pour les logements sociaux comme si nous proposions les logements que nous avons produits a des foyers issus du dehors de l arrondissement. Je tiens a vous informer que le contingent du maire du 3eme ardt ne sert qu aux habitants de l ardt (puisqu il en est l elu). Par mesure d equite, le contingent des logements sociaux du centre a disposition du maire de paris est mis a disposition en tres tres tres grande majorite des habitants du centre (alors qu il a la possibilite d attribuer n importe quel logement social parisien a n importe quel demandeur). Donc ne faisons pas croire que nous « importons » de la mixite sociale. Dans nos ardt deficitaires en logements sociaux, nous faisons tout pour maintenir celle qui existe deja. Dans d autres ardts, sociologiquement plus lourd et problematique nous cherchons au contraire a reequilibrer la donne.
    Enfin, en ce qui concerne la securite, vous interpellez a juste titre les « autorites competentes » en visant principalement la mairie. Permettez moi juste de vous faire savoir que nous n avons pqs de pouvoir de police, puisqu il est reserve au prefet de police, specificite de la capitale. Nous avons cependant un role de declencheur, de coordinateur et d avertisseur, ce qui nous permet a notre place d etre efficace. sachez aussi que plusieurs acteurs officient sur ce domaine: Prefecture, commissariat, club de prevention, direction de la prevention,… ils sont reunis regulierement dans le cadre dun conseil local de securite et prennent des decisions qui permettent d avancer pas a pas, sans doute pas assez vite pour vous , mais de maniere poussee sur certains sujets: arrestations d une dizaine de dealers importants dans l ardt, diminution de l errance urbaine des groupes de mineurs (et je precise de suite la presence que vous evoquez a la laverie n est pas dans ce registre),… alors certes il y a encore des chantiers a approfondir: continuer la lutte contre le deal, prevenir les violences sexistes et homophobes, diminuer les nuisances sonores des rassemblements nocturnes. C est pourquoi suite aux recents evenements et conscients des evolutions des problematiques de securite de notre ardt, nous avons decide de convoquer en urgence le Conseil Local de Securite. Mais, et c est assume, nous n avons pas une vision securitariste et 100% policiere de ces sujets, mais une vision rapide quand il le faut et a moyen terme en toile de fond car c est ainsi que nous maintiendrons la tranquilite de l ardt sans mettre uniformes et cameras partout.
    Et dernier point, ma sensibilite politique au sein de mon parti me classe loin d un public gauchiste… et ma sensibilite au sein de ma vie privee me classe loin de l heterosexualite que vous semblez m accrocher…

    Gauthier Caron-Thibault 5 mai 2009 17 h 12 min Répondre
  • Au sujet de la place Bernard Lazare chaque nuit :

    – courses de scooter sur les trottoirs
    – matchs de football
    – concours de celui qui ricanera le plus fort à 4 h. du matin

    Que la municipalité ou le commissariat puisse se satisfaire de cette situation et du manque de résultat est assez affligeant.

    Un « Sarkozy je te vois » ou bien un « Morano, ouh la menteuse » provoquent des réactions très fortes et probablement disproportionnées.

    (sans parler des 6 policiers envoyés arrêter un écolier…)

    Je continue de m’étonner de voir le peu de résultats face à ces personnes sous mes fenêtres qui créent, elles, un véritable trouble à l’ordre publique.

    John 5 juin 2009 16 h 49 min Répondre
  • Bonjour, je sors d’une conversation surréaliste avec un policier du commissariat du 3e arrondissement qui a refusé de me passer le commissaire sous prétexte qu’il y a des choses bien plus graves que les nuisances nocturnes de la bande de la rue Montgolfier… et je tombe sur votre blog, aussi j’en profite pour m’épancher un peu après deux mois à subir ces jeunes chaque nuit. Etre obligée de dormir les fenêtres fermées en juillet et en aout peut paraitre peu de choses, mais peut-être qu’à vous, qui revendiquez un certain « hédonisme » dans votre profil, cela parlera… Imaginez que vous essayez de dormir dans la chaleur estivale et que pendant la moitié de la nuit, des jeunes crient, rigolent, s’interpellent, garent une voiture avec la radio à fond, font des rodéos en deux roues, etc, comment le vivriez-vous ?
    Je ne sais pas si ce sont eux qui squattent la laverie mais je n’ai pas l’impression. A la laverie ce sont surtout des jeunes du lycée à côté. Je discute parfois avec eux qd je vais laver mon linge, ils sont paumés mais n’ont pas l’air bien méchant. Ce que je me demande, c’est si la bande qui squatte la nuit est la bande qui a agressé des homosexuels devant la mairie. Je souhaite que non, car autrement cela change la perception que j’ai d’eux. Je n’aimerais pas être forcée de quitter le quartier à cause d’un sentiment d’insécurité. J’habite là depuis 15 ans, jusqu’à cette année ils ne faisaient « parler » d’eux que le jour et disparaissaient la nuit venue. Je m’étais faite à cette situation bizarre. Mais maintenant la situation semble échapper à la police et le quartier se transforme en zone de non-droit. Je suis choquée de voir que les moyens mis en oeuvre par le commissariat (rondes) n’ont servi à rien mais ne semblent pas pour autant remis en question ! Je me demande s’il n’y a pas un manque de volonté des élus, un certain angélisme qui tranche avec la réalité que l’on peut vivre sur le terrain.

    Anonymous 26 août 2009 19 h 20 min Répondre

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