Commune de Paris : le 3e lui rend hommage

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Le 3e rend hommage à La Commune de Paris

L’équipe municipale a inauguré, ce jeudi 13 novembre, une plaque en l’honneur des Elus de la Commune de Paris ayant fait office de Maire dans le 3e arrondissement. S’en est suivi un vernissage ainsi qu’un interlude musical de chansons de l’époque. Durant cette période insurrectionnelle, la Commune de Paris constituera, pour la nation entière, le point de départ d’une véritable avancée dans les domaines sociaux, démocratiques et civiques. Une conférence a lieu ce vendredi 14 novembre sur la place des femmes et leur importance durant cette période.

4 hommes du 3e à l’honneur

Du 26 mars au 23 mai 1871, en plein insurrection, 4 hommes se sont mobilisés pour faire office de maire dans le 3e arrondissement. Antoine Jules Arnault est élu le 26 mars au Conseil de la Commune par le IIIearrondissement. D’abord secrétaire des séances, il siègera ensuite à la Commission des Relations extérieures puis sera élu le 1er mai, il est élu au Comité de Salut public. Il combat pendant la Semaine sanglante (du 21 au 28 mai 1871), puis parvient à échapper aux soldats versaillais. Antoine Mathieu Demay a lui aussi été élu ce 26 mars 1871 au Conseil de la Commune par le IIIearrondissement. Il siègera quant à lui à la commission de l’Enseignement et votera pour la création du Comité de Salut public. Clovis Joseph Dupont est élu au Conseil de la Commune par le IIIe arrondissement et siège à la commission du Travail et de l’Échange. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Après la Semaine sanglante il est condamné à 20 ans travaux forcés en Nouvelle-Calédonie. Jean-Louis Pindy est élu au Conseil de la Commune par le IIIearrondissement puis est nommé le 31 mars  gouverneur de l’Hôtel de Ville de Paris (où siège le Conseil de la Commune). Contrairement à ses 3 autres camarades, il votera contre la création du Comité de Salut public. Le 24 mai, pendant la Semaine sanglante il donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville.

Le 3e arrondissement n’a pas envoyé de femmes au Conseil de la Commune, néanmoins, nous les avons honorées en leur dédiant des places de l’arrondissement. Deux places portent donc les noms de femmes importantes de cette époque : la place Nathalie Lemel, à l’angle des rues Dupetit Thouars et de la Corderie qui abrita autrefois le siège de la Première Internationale et la place Elisabeth Dmitrieff, à l’intersection des rues Turbigo et du Temple. Toutes deux ont fondé l’Union des Femmes pour la Défense de Paris et les Soins aux Blessés le 11 avril1871, un des premiers mouvements se réclamant officiellement du féminisme, et ce dans un café dans la rue du Temple.

Petit rappel historique

La Commune de Paris est une période insurrectionnelle de l’histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871.
Cette insurrection contre le gouvernement installé à Versailles, issu de l’Assemblée Nationale, qui venait d’être élue au suffrage universel, ébaucha une organisation proche de l’autogestion. Elle est une réaction à la défaite française de la guerre franco-prussienne de 1870 et à la capitulation de Versailles.

Ses élus et la population parisienne combattront pour réaliser en 72 jours une œuvre d’avant-garde dans les domaines social, démocratique et civique comme la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui sera votée par la République 34 ans plus tard, la création d’un premier droit du travail, la reconnaissance de l’égalité hommes-femmes, la participation des associations à la gestion de la ville, l’école laïque et gratuite, les étrangers citoyens à part entière.

La Commune a tracé une politique prémonitoire que le 20e siècle prendra en compte pour partie.

Que ses noms inspirent les élu-e-s progressistes du 3e qui passeront devant avant d’emprunter l’escalier d’honneur!


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Au jour le jour · Se réunir dans le 3e

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