Dorine Bregman, d’Odessa à la rue du Pont aux Choux en passant par le Carreau du Temple

Beaucoup de celles et ceux qui y vivent aujourd’hui dans le 3e ne l’ont jamais quitté ou y ont fait leur retour. Certains y sont revenus par ancêtres interposés. C’est le cas de Dorine dont les arrières-grands-parents ont quitté Odessa lors des évènements révolutionnaires et antisémites qui ont rendu célèbre le Potemkine. Le Marais les a accueillis et aujourd’hui Dorine y entretient leur souvenir. Mais elle entretient aussi son quartier, en participant activement à la démocratie locale.

Le 3e a franchi l’Histoire et s’est fait des histoires. C’est quoi votre histoire du 3e ?

Je suis arrivée dans le 3e il y a 16 ans, au moment où j’ai eu la chance d’élever un enfant. Je l’ai suivi à la crèche de la rue de la Perle, à l’école Turenne et au collège Béranger. Mais c’est un quartier qui appartient à mon histoire familiale puisque mes arrière-grands-parents sont partis d’Odessa en 1905 pour s’installer à Paris : ils avaient une blanchisserie au Carreau du Temple et habitaient rue des Guillemites dans le 4e ! Vivre et habiter dans le Marais est pour moi à la fois un retour aux sources et une projection dans l’avenir.

Il bouge ce 3e. Vers qui, vers quoi, comment selon vous ?

Oui il a beaucoup évolué en 15 ans, et continue à le faire. Je trouve ça très bien, je souhaite que le 3e reste un quartier vivant, animé, dynamique, avec ce mélange que j’aime beaucoup de familles, de jeunes, de personnes âgées… J’habite rue du pont aux choux, c’est presque un concentré du quartier : il y a plusieurs boutiques qui ont ouvert récemment, un restaurant, beaucoup de passage en journée et en soirée car la rue mène au métro St Sébastien Froissart. Et j’habite dans un immeuble où se trouve un centre d’accueil de jour pour les personnes âgées. J’aimerais que cette intégration de tous les âges de la vie se développe.

Et vous dans tout cela, quel est votre rôle?

Je suis en transition professionnelle en ce moment après avoir été responsable de la communication de plusieurs organisations publiques comme l’Agence nationale de l’habitat (l’Anah) ou la Cour des Comptes. Je réfléchis à une création d’entreprise. Je me suis investie dans le conseil de quartier des Enfants Rouges, et ce n’est pas toujours facile de faire fonctionner concrètement la démocratie locale. Pour le budget participatif 2015, avec certains membres du conseil de quartier, nous souhaitons proposer un projet autour du sport : création d’un terrain de sports collectifs pour les jeunes et d’un parcours de santé pour tous les âges. Pourquoi pas autour du Carreau du Temple ?


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Au jour le jour · Le 3e, ses enfants rouges · Non classé

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