Gabrielle Planchard, un arrondissement comme une ruche

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Gabrielle voit dans le 3e une ruche, qui bourdonne de part et d’autres. Qui bourdonne de ses activités culturelles, de son esprit festif, … mais aussi de toutes ses différences humaines qui font du 3e un arrondissement qui a su accueillir qui le veut et qui sait encore le faire. Bien sûr, des tensions sont à l’oeuvre et rendent cela plus difficile qu’avant, ne le nions pas, en particulier pour la mixité sociale. Mais Gabrielle représente bien notre arrondissement, un arrondissement qui refuse toujours de se renfermer sur lui-même.

 

Le 3e a franchi l’Histoire et s’est fait des histoires. C’est quoi votre histoire du 3e ?
Je suis arrivée dans le 3e à l’âge de 7 ans. J’y ai grandi entre l’école rue de Turenne, les associations diverses, les cafés débats et les nombreuses animations qui y fourmillent en permanence. Je me suis toujours sentie bien dans ce quartier chargé d’Histoire qui se réinvente continuellement et qui prône la tolérance à l’égard des différences. Entre les ateliers proposés par les musées et la bibliothèque Marguerite Audoux, les concerts et projections organisés par la Mairie en plein air, les vide-greniers, le marché des enfants rouges, et avec des lieux aussi atypiques et passionnants que la Maison de la Poésie, on ne s’y ennuie jamais !

Il bouge ce 3e. Vers qui, vers quoi, comment selon vous?

Cela fait 20 ans que je le vois évoluer dans un dynamisme qui lui appartient. Le carreau du Temple s’est refait une santé, la rue de Bretagne a connu l’ouverture de nombreux bars et restaurants, la nouvelle place de la République rassemble encore plus les citoyens de tous horizons.
Il faut toutefois veiller à deux choses. La première, c’est que le 3e ne doit pas devenir un quartier résidentiel ni un quartier musée. Il doit vivre, la fête fait partie de son identité. La deuxième, c’est de veiller à lutter contre la mono-activité dans certaines zones afin de garder des commerces de proximité.

Et vous dans tout cela, quel est votre rôle?

Mon rôle c’est avant tout d’être à l’écoute des personnes que j’y rencontre, de m’y impliquer en tant que citoyenne (militantisme, associatif, civique ; à mon échelle) et de le faire découvrir, car la richesse du troisième c’est aussi son ouverture et sa capacité à y recevoir des personnes très différentes.


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Au jour le jour · Le 3e, ses enfants rouges

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