Stanislas Bourgain, d’art et de suites d’hôtels

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Les galeries d’art font partie intégrante de l’identité du 3e. Elles sont arrivées petit à petit  dans notre quartier dès l’ouverture du Musée Picasso en 1985, créant un écosystème, renforcé par des designers et autres créateurs. J’y vois là une réminiscence du passé avec les artistes qui ont accompagné la Noblesse dans son installation dès le XVIe siècle. Stanislas Bourgain en est un digne représentant avec sa galerie rue Chapon, sachant saisir l’intérêt culturel de l’arrondissement mais aussi son mouvement de l’innovation. Une galerie d’art itinérante dans des suites de palace? Et oui, avec Stanislas, c’est devenu possible!

Le 3e a franchi l’Histoire et s’est fait des histoires. C’est quoi votre histoire du 3e ?

Le 3e est l’histoire de ma vie parisienne. Si je suis arrivé à Paris en classe prépa à Louis-le-Grand, cela fait 20 ans que j’habite le 3e. D’abord rue Réaumur, puis boulevard du Temple et depuis 15 ans rue Notre-Dame de Nazareth, que j’ai vu se transformer. Arrondissement de culture et d’avant-garde, j’ai choisi d’y établir la galerie d’art que j’ai créée en 2008 afin de présenter à Paris le meilleur de la jeune génération d’artistes contemporains russes. Après 4 ans dans un espace rue Chapon, la galerie est itinérante et expose désormais dans des suites de palaces dans le monde entier. Si la dernière exposition de la galerie a eu lieu à l’Hôtel Ritz, le 3e reste son adresse permanente !

Il bouge le 3e. Vers qui, vers quoi, comment selon vous ?

Le 3e bouge car telle est son identité. Les meilleures galeries d’art établies ou émergentes se sont installées dans ce lieu de création et de rencontres qui rassemble tous les acteurs du monde de l’art. J’aime le faire découvrir aux artistes de ma galerie, qui sont de passage à Paris venus de Russie ; rencontrer les curateurs dans un des cafés de la rue de Bretagne. C’est aussi un quartier où il fait bon vivre. Je prends plaisir à recevoir amis et collectionneurs chez moi pour un apéritif puis les amener dîner à deux pas, chez Elmer.

Et vous dans tout cela quel est votre rôle ?

Évidemment je m’attache à contribuer à l’économie locale afin de maintenir la vitalité et la diversité de l’arrondissement où j’ai mes habitudes. Je suis aussi fier de participer à la vie culturelle du 3e au travers de ma galerie et en collaboration avec ses lieux culturels : des œuvres d’une artiste ukrainienne que je représente seront présentées dans une exposition à la Gaité Lyrique au printemps prochain et j’espère pouvoir collaborer prochainement avec le Musée de la Chasse et de la Nature.


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Au jour le jour · Le 3e, ses enfants rouges

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