Conseil d’arrondissement: plan piéton et réforme du stationnement

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Hier soir, le conseil d’arrondissement était précédé d’un Comité d’initiative et de consultation d’arrondissement (CICA) au cours duquel fut annoncée la création d’une brigade de lutte contre les incivilités. Cette création s’inscrit dans le cadre de la réforme des services municipaux en charge de la prévention et de la protection de l’espace public voulue par Anne Hidalgo, Maire de Paris. Les nouveaux effectifs dépendront de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), désormais organisées en 10 circonscriptions territoriales, contre 6 auparavant, pour permettre un maillage plus fin et une réactivité accrue. Les arrondissements 1, 2, 3 et 4 constitueront la circonscription Paris centre. Afin de répondre aux situations d’urgence, la présence des agents sur le terrain sera étendue. Ils seront mobilisables 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ce qui engendrera de nouveaux recrutements. Les agents de la Brigade d’intervention de Paris (BIP) seront chargés de la lutte contre toutes les incivilités et seront en mesure de verbaliser les jets de mégots, déjections canines, épanchements d’urine, ventes à la sauvette ou les dépôts sauvages. Cela permettra aux forces de l’ordre de se concentrer davantage sur leurs missions prioritaires que sont la sécurité des personnes et des biens, et la gestion de l’ordre public.

A la suite du CICA s’est ouvert le Conseil d’arrondissement qui fut l’occasion pour nous de valider le plan piéton. Alors que la marche représente une part importante des déplacements dans les arrondissements du centre parisien, les difficultés de circulation que rencontrent les piétons sont plus fortes qu’ailleurs. Ces difficultés tiennent essentiellement à des raisons historiques et un espace contraint. Aussi, le plan piéton se fixe pour objectif de réconcilier les marcheurs avec leur espace. La stratégie Paris Piéton vise à promouvoir la marche à Paris et à améliorer la vie des piétons. Elle est l’occasion de travailler sur les continuités piétonnes, la diversité d’usages de la rue, l’élévation du confort des espaces ou encore l’orientation des piétons. Elle s’intéresse autant aux déplacements qu’à l’hospitalité des espaces. Il conviendra désormais pour notre arrondissement d’établir un diagnostic, de concert avec la Direction de la voierie et des déplacements (DVD) et l’ensemble des acteurs de la mobilité, avant de formuler un certain nombre de propositions.

Les élus de la majorité ont ensuite voté la réforme du stationnement. Cette réforme s’inscrit, avec la stratégie Paris Piéton, dans une réflexion globale sur l’utilisation de l’espace. Paris compte 150 000 places de stationnement en surface, auxquelles s’ajoutent 15 000 places réservées aux véhicules spécialisés (livraisons, handicap, transport de fonds). La réforme du stationnement prévoit, à travers la municipalisation du stationnement, de s’attaquer au phénomène des « voitures ventouses » qui monopolisent un nombre de places conséquent. De façon liminaire, il est important de préciser que les tarifs appliqués aux deux heures de stationnement rotatif n’augmenteront pas et que les moyens de paiement seront facilités. Par ailleurs, la ville propose la gratuité du stationnement aux véhicules électriques et des tarifs avantageux pour les résidents et certains professionnels. Actuellement, la contravention de 1ère classe à 17€ se révèle être à peine plus élevée que le coût du stationnement. De ce fait elle n’est pas assez décourageante et les automobilistes font le choix économique de risquer la contravention : nourrissant le phénomène des « voitures ventouses ». À titre de comparaison, le montant de l’amende est de 96€ à Londres ou de 90€ à Barcelone. Avec la réforme, l’usager en fraude ne devra plus payer une amende fixée nationalement mais devra s’acquitter du paiement d’un forfait de post-stationnement (FPS) fixé par délibération du Conseil de Paris et dont le montant sera supérieur à l’amende actuelle. Cette décision permettra de combattre plus efficacement les stationnements malhonnêtes dont le contrôle sera dorénavant assuré par un prestataire extérieur.

Nous avons également voté le fait de confier l’animation autour du kiosque l’R de jeux sur la place de la République à l’association « A l’adresse du jeu ». Les ludothécaires et bénévoles de l’association disposeront d’une surface de 1000 m² pour proposer un ensemble d’activités en direction des familles : jeux de société et d’adresse, jeux de construction, jeux sensori-moteurs et petite enfance. Ils seront épaulés par d’autres structures telles que l’UCPA pour des événements ponctuels. Comme en 2016, nous souhaitons que les familles s’approprient les lieux et qu’ils deviennent un espace intergénérationnel et interculturel. Les activités seront organisées essentiellement les mercredis, samedis et dimanches du 1er avril 2017 au 31 mars 2018. Les activités seront totalement gratuites sur l’ensemble de la période.

A l’ordre du jour du conseil d’arrondissement il y avait également la désignation du gestionnaire du marché des enfants rouges. C’est la société EGS qui s’est vue attribuer la gestion déléguée du marché. Elle aura pour mission la préservation de la convivialité du lieu par des actions de communication, d’animation et de contrôle de la propreté, ainsi que le renforcement du tri et du recyclage. Surtout elle devra consolider et pérenniser la suppression des sacs en plastique au profit de sacs en papiers, déjà mis en place.

Pour finir sur deux notes d’Histoire : à la demande du Conseil de quartier Sainte Avoie le conseil d’arrondissement a voté l’apposition d’une plaque commémorative en hommage à l’Association Internationale des Travailleurs. C’est au 44 rue des Gravilliers que fut fondé le premier bureau de la section parisienne, le 8 janvier 1865. Cette plaque doit rappeler le caractère ouvrier du quartier à cette époque.

D’autre part, à l’emprise de l’intersection des rues Vieille-du-Temple et Francs Bourgeois le conseil d’arrondissement a donné son accord pour que soit attribué le nom de place Monique Antoine. Cette avocate engagée dans la lutte pour le droit à l’interruption volontaire de grossesse fut également fondatrice et présidente du Planning familial. Militante au sein du Mouvement de libération des femmes (MLF), Monique Antoine s’est longtemps battu pour que les viols soient jugés en assises et non en correctionnelle.

Pour finir ce premier conseil de l’année, un voeu dénonçant le désengagement du financement du logement social de la Région Ile de France et de sa présidente Valérie Pécresse a été adopté, par la gauche bien sûr uniquement. Tu en trouveras le contenu en cliquant ici: VœuDésengagementRégionLogementSocial

Un conseil bien chargé mais porteur de modifications concrètes pour le quotidien des habitant-e-s du 3e!

Rdv pour le prochain conseil le lundi 13 mars!


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