Pour Olivier Faure

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D’ici 2 minutes, les bureaux de vote des sections du Parti Socialiste ouvriront partout en France. Cela me laisse juste le temps d’expliquer en une phrase les raisons de mon soutien à Olivier Faure. Après la déconvenue historique de 2017, alors que de nombreux débats interrogent les clés de la solidarité de notre société (un financement de la protection sociale de moins en moins garanti, une crise migratoire qui en appelle à la fraternité, une croissance qui ne réussit par à profiter à tous,…), alors que Macron feint de poser des réponses modernes à ces questions alors que le creusement des inégalités est dans beaucoup de ses résultats, alors qu’En Marche a su impulser un certain renouvellement politique, il me semble qu’il faut refuser la solution de facilité du trio « un homme, un slogan, une ligne », mais bien prendre le temps de retrouver en nous de quoi définir les propositions que les socialistes doivent proposer pour de nouveau être crédible. Et c’est là, le sens de la renaissance que propose Olivier Faure.

 

 

Pourquoi nous voulons agir pour la Renaissance du Parti socialiste

Jeunes élu-e-s, nous sommes en responsabilité ou dans l’opposition dans de nombreuses collectivités locales. Nous voulons rester fiers d’être socialistes.

Des quatre coins du territoire, nous partageons une conviction commune : notre engagement local est animé par un socle de valeurs qui n’a jamais perdu de sa modernité. Plus que jamais, nos concitoyen-ne-s ont besoin de justice sociale, de progrès et d’égalité pour améliorer leurs conditions de vie.

Au quotidien et au côté de nos partenaires comme du tissu associatif, nous nous battons pour répondre à la crise du mal-logement qui pèse dans nos communes, pour enrayer la désertification des services publics et les difficultés d’accès aux soins qui creusent les inégalités dans nos départements, pour garantir un environnement plus sain et des possibilités de formation et d’emplois plus fortes dans nos régions.

Au plus près du terrain, nous sommes les témoins de ce qu’apporte encore notre camp à celles et ceux qui souffrent ou ne sont pas suffisamment armés pour survivre aux grandes transformations. Le socialisme ne peut être remplacé par les visions du monde qui prétendent lui succéder. Ni le libéralisme autoritaire, ni le populisme protestataire ni le nationalisme identitaire ne constituent de substitut aux objectifs et réponses qui restent les nôtres dans l’exercice de notre mandat.

Si nous restons socialistes, nous avons besoin d’un parti fort et rénové pour pouvoir agir au plus près du terrain. Voilà l’enjeu, pour nous, du prochain Congrès d’Aubervilliers.

Nos actions locales doivent trouver un écho dans les réponses portées par ceux qui nous représentent. Bien souvent, c’est par le terrain qu’émergent les solutions concrètes qui concilient la force de nos convictions et le pragmatisme de leurs réalisations.

Nous faisons nôtre l’idée d’un parti « plate-forme » qui valorise les expériences de proximité pour nourrir nos réflexions collectives. Tout comme nous soutenons la constitution d’un Conseil des Territoires qui associera directement les élu-e-s aux travaux de la direction et à la refondation du Parti. Le Parti socialiste doit se refonder en s’appuyant sur celles et ceux qui le font vivre au quotidien. Il doit être tourné vers l’expérimentation locale, capter la créativité, valoriser les initiatives et les engagements humains. La décentralisation ne doit pas seulement constituer un principe de la gauche dans l’exercice du pouvoir mais aussi une pratique collective dans le fonctionnement même de notre formation politique.

Sur le chemin qu’il nous faut parcourir pour la renaissance du Parti socialiste, nous entendons prendre notre pleine part. Dans notre capacité à relayer sur les terrains, comme dans nos combats, les chantiers qu’il nous faudra mener ensemble, bien sûr. Mais aussi dans les exigences de rénovation qui nous incombent collectivement pour retrouver la confiance des Français, l’intérêt de nos sympathisants et lever les doutes qui, aujourd’hui encore, habitent nombre des militants. Nous soutenons toutes les initiatives de rénovation et de renouvellement de nos cadres et élu-e-s car elles sont indispensables à notre renouveau.

Dès lors, nous voterons le jeudi 15 mars pour la motion « Socialistes, le chemin de la renaissance » et soutiendrons son premier signataire, Olivier Faure, lors du vote du jeudi 29 mars 2018. Nous appelons nos camarades à exprimer le même vote et prenons l’engagement solennel de participer, dans toutes ses dimensions, à la renaissance du Parti socialiste.

Premier-e-s signataires :

Frédérique Colas, vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche Comté (36 ans), Maxime des Gayets, conseiller régional d’Ile-de-France (39 ans),
Mélanie Thomin, conseillère municipale de Quimper (33 ans)
Pierre Jouvet, président de la communauté de communes Porte DrômArdèche (31 ans)


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