L’Eglise chez elle, l’Etat chez lui

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S’il avait souhaité parler à l’intime des Françaises et des Français, le Président aurait dû changer sa politique d’accueil des migrants au nom de l’humanisme pour faire ressurgir une certaine conscience qui est bien endormie. Au lieu de cela, il est venu parler à des ministres religieux qui n’ont de cesse de siffler l’hallali contre certaines politiques publiques (et certain-e-s citoyen-ne-s) alors même qu’une république laïque ne doit être guidée que par les principes qu’elle s’est elle même donnée: liberté, égalité et fraternité. On peut souligner qu’un président peut parler aux croyants, et même qu’il le doit car ils sont avant tout citoyens. Force est de constater que venir parler à une assemblée de prélats, c’est différent. C’est mettre le pouvoir temporel, celui de tous, celui de la raison qui s’impose, celui du suffrage et du devoir, au même niveau que le pouvoir spirituel, celui de quelques uns, celui du dogme qui ne parle qu’à certains, celui de la passion qui crée les communautés, celui de la mission qui engendre les tensions. Oui, la politique, c’est aussi des paroles et des symboles. Et ceux d’hier sont mauvais. «L’Église chez elle. L’État chez lui.»


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